Pays natal : Guadeloupe (French)
Au départ je pensais garder mon enfant, jusqu'à ce que je change de décision. Dans les deux cas, j'ai été soutenu. Mes proches ont compris et respecté mes choix.
Je n'ai pas souffert sur le plan physiologique, d'autant plus que j'ai fait le choix de l'anesthésie générale. Mais je me suis sentie si "seule" sur le plan psychologique. J'étais très tourmentée, perturbée et aujourdh'ui je le suis encore.
J'ai vécu cette expérience douloureuse (la grossesse) alors que je venais de subir une rupture, à l'initiative d'un homme dont j'éprouvais des sentiments amoureux très forts. Tous en éprouvant ces sentiments, je ressentais parallèlement à son encontre, une très forte colère. Colère qui s'est amplifiée le jour où je lui ais appris la nouvelle (la grossesse) et le désir de garder l'enfant idée qu' il désapprouvait catégoriquement . Néanmoins, je comprenais sa réaction, car il ne souhaitait pas que notre relation perdure, n'éprouvait plus à priori de sentiment à mon égard et souhaitait donc rompre définitivement les liens qui pouvaient nous rapprocher. De plus, je suis actuellement en recherche d'emploi et vis pour l'instant une situation précaire. Tous ces facteurs provoquaient en moi un sentiment de frustration, d'abandon, de stress et forcément le morale n'était pas du tout au mieux ; je me sentais fortement déprimée. Sur le plan physique, en tant qu'épileptique sous traitement, je n'étais pas prête à faire encourir des risques à l'enfant, à cause des médicaments. Ainsi, tous ces facteurs ont provoqué en moi une forte amertume, de la morosité, de la culpabilité, de colère, des frustrations, un sentiment de solitude (bien que soutenue par mes proches), tout cela entrainant une fatigue chronique sur le plan physique. Je me sentais fortement dépassée par les évènements !...
J'ai éprouvé avant,le jour-j, tous ces sentiments : la confusion, la colère, l'hésitation, la déception, la culpabilité, le désespoir, la tristesse, le sentiment d'égoïsme, de m'être "embourbée" et à la fois le soulagement. D'ailleurs, la plupart de ces sentiments perdurent encore. Bien qu'éprouvant un certain soulagement, j'éprouve chaque jour un fort chagrin, de la mélancolie, de la culpabilité, de l'amertume... Le "cafard" s'est emparé de moi.